Un bâtiment doit satisfaire un ensemble d’exigences et de fonctions :
On distingue plusieurs types de bâtiments :
Le système constructif porteur (poteau-poutre ou mur / dalle) se combine avec les parois associées — façades et planchers — qui peuvent être en béton et maçonnerie, en bois ou en acier.
Lorsque la structure verticale est constituée de murs, on a tendance à répartir la charge des planchers sur tout le linéaire de mur, donc à ne pas concentrer les charges sur des appuis de poutre.
Lorsque la structure porteuse verticale est ponctuelle (poteaux), il faut nécessairement ramener les charges des planchers au niveau des nœuds, par l’intermédiaire de poutres ou de dalles.
Ce type de système constructif est essentiellement limité à l’habitat diffus non urbain. Il s’agit d’une technique ancienne qui séduit toujours. Ses caractéristiques sont les suivantes :
Dans la construction par empilage, les madriers assurent les fonctions statiques et la délimitation des espaces. Ils participent également au confort thermique et acoustique. La définition des espaces, tant du point de vue formel que dimensionnel, est fortement contrainte par la longueur des bois et les modes d’assemblage.
La rigidité des constructions par empilage est assurée par l’ensemble des murs porteurs ; elle repose sur le poids des éléments et les assemblages par entaille.
La massivité du bois et ses caractéristiques thermo-hygrométriques permettent aux murs en madriers d’apporter une bonne réponse au confort thermique d’été. En région froide, ils sont généralement doublés d’une contre-cloison isolante.
Technique plus récente que les autres, qui bénéficie des avancées technologiques offertes par la recherche. Encore récente en France, elle a fait ses preuves à l’étranger, en particulier en Allemagne et en Autriche.
Les bois massifs reconstitués sont des éléments linéaires reconstitués par collage ou clouage de lames de bois massif de forte épaisseur.
Ces panneaux sont préfabriqués en atelier à l’aide de machines à commandes numériques, qui permettent de tailler des pièces pouvant aller jusqu’à 16,5 m de longueur et 2,95 m de hauteur.
Ce principe constructif est aujourd’hui limité à la réhabilitation. Dans l’histoire, il a été un mode constructif courant dans les villes marchandes ; quelques exemples ont traversé le temps, dont la vieille ville de Rouen.
La technique du colombage, également appelée système à pans de bois, repose sur un système de fixation des bois horizontaux et verticaux. Les assemblages se font à tenons et mortaises et les bois sont chevillés les uns aux autres.
Chaque réalisation comporte deux éléments principaux :
C’est un principe constructif moins répandu (environ 15 % du marché de la maison bois), car sa mise en œuvre est particulière.
Le système poteaux-poutres forme un système modulaire tridimensionnel qui peut se développer aussi bien horizontalement que verticalement.
Les planchers et la toiture sont supportés par des poutres, elles-mêmes supportées par des poteaux. Ce sont les poteaux qui transfèrent finalement l’ensemble des charges au système de fondations.
Le squelette formé par les poteaux et les poutres peut être laissé apparent : à l’intérieur de cette structure visible viennent s’insérer des parois pleines, des fenêtres et des portes.
Il s’agit du système constructif le plus répandu. Il présente de nombreux avantages :
Les murs à ossature légère en bois sont des parois dont les fonctions porteuses sont assurées par des éléments en bois de faible section. L’ossature murale est constituée de poteaux (verticaux) compris entre une lisse et une sablière (horizontaux) ; les assemblages se font le plus souvent par clous.
Le contreventement de la structure est généralement assuré par des panneaux dérivés du bois, qui participent aussi à l’étanchéité à l’air.
Sur cette structure sont mis en place :
L’évaluation de cette séquence s’appuie sur deux documents, intégrés ci-dessous (cliquer pour télécharger) :